La narcolepsie ou maladie de Gélineau débute le plus souvent à l’adolescence mais peut se déclencher plus tardivement. Maladie rare, elle touche néanmoins une personne sur 2000 en Amérique du Nord et en Europe alors qu’au Japon, elle serait de 1 pour 600. Elle n’est souvent pas reconnue au début, et il faut en moyenne 11 ans pour qu’elle soit diagnostiquée. Il existe une transmission génétique qui fait que 98% des narcoleptiques ont un groupage HLA particulier (DQB1 06-02). Dans la plupart des cas il y a une baisse de l’hypocrétine dans le liquide céphalo-rachidien (l’hypocrétine est un neuropeptide fabriqué dans le cerveau et impliqué dans la régulation du sommeil).
Cette maladie se traduit par des accès de sommeil incoercibles qui surviennent d’une manière inopinée quelles que soient les circonstances (en travaillant, en parlant à quelqu’un, en bricolant, en mangeant…). Dans sa forme la plus typique il y a également des accès de chute brutale du tonus musculaire (on parle de cataplexie) déclenchée par les émotions : fou rire, surprise, colère, excitation… Peuvent être associés des hallucinations hypnagogiques : ce sont des images, des sons, des impressions (sensation de présence étrangère), perception corporelle étrange… qui surviennent quand la vigilance baisse, en pleine journée ou au moment du coucher. Ou bien encore des paralysies du sommeil : impression d’être paralysée alors qu’on se réveille de son sommeil et qui correspondent à un éveil incomplet qui survient en sommeil paradoxal.
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