L’insomnie chronique touche près de 20% de la population française. Elle est sévère dans 6 à 9% des cas. Elle est responsable en France d’une consommation excessive d’hypnotiques et de tranquillisants qui la place en tête des consommateurs dans les pays développés. Elle entraîne une baisse d’efficacité et de rendement dans le milieu professionnel. Elle est associée à une plus grande fréquence d’arrêts de travail, de consultations médicales et d’hospitalisations.
La somnolence diurne excessive, bien que moins fréquente (5 à 10 % de la population), a des conséquences tant au niveau individuel : inefficacité pendant la journée, restriction des activités, qu’au niveau social : désinsertion sociale progressive, risque d’accident de travail ou d’accident de la route. Les causes en sont diverses et souvent associées, en particulier avec une pathologie psychiatrique. Le syndrome d’apnées du sommeil touche 3 à 4 % de la population. D’autres causes de somnolence existent, comme le syndrome des jambes sans repos (15 % des consultants) ou moins fréquentes comme la narcolepsie (0,05 %) et l’hypersomnie idiopathique. L’association avec des maladies psychiatriques, et en particulier de la dépression est fréquente (46,9% des personnes interrogées dans l’étude de Ford en 1989). |