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Nutrition, poids, et sommeil

Privation de sommeil et obésité
Pour maigrir: stresser moins et dormir plus

Depuis la première étude de Locard en 1992, proposant un lien entre la durée du sommeil et l’obésité chez l’enfant, plusieurs équipes ont tenté de clarifier l’existence de ce lien.

A l’heure actuelle, plus de doute : il y a une relation négative entre la durée du sommeil et l’obésité.

Vorona (2005), aux États-unis, a recueilli les données de 1001 patients. L’Indice de Masse Corporelle (IMC) moyen est de 30, et il constate une relation linéaire entre l’IMC et la durée de sommeil. Plus le poids est important, plus le sommeil est bref (on note cependant que la relation n’est pas vraie pour les patients très obèses (IMC >40)).

L’étude de Hasler, sur un groupe plus modeste, est une étude prospective, avec le suivi de 496 jeunes adultes pendant 13 ans. Tout facteur confondant contrôlé, une association a été retrouvée entre un sommeil de courte durée et l’obésité (à 27 ans OR 7.4 intervalle de confiance 1.3-43.1).

Le mécanisme de ce lien a été étudié par Taheri (2004) dans le cadre du Wisconsin Sleep Cohort Study. L’association entre une durée de sommeil de moins de 8 heures et l’obésité est confirmée. Les personnes ayant une durée de sommeil de 5 heures avaient une diminution de la leptine et une augmentation de la ghreline. Cette observation a été confirmée par Spiegel (2004).

La leptine et la ghreline sont les hormones régulatrices de l’appétit. Les changements observés sont associés à une augmentation de l’appétit, expliquant l’augmentation de poids observé chez les court dormeurs.